Séjour « Cheminer vers Soi sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle »

Plusieurs personnes m’ont fait part de leur envie de partir sur le chemin de Saint jacques et aussi de leur appréhension de marcher seul, de leur envie de partager le chemin avec d’autres personnes, avec une petite équipe bienveillante. C’est avec évidence et joie du partage que m’est venue l’idée de vous accompagner sur ce chemin en petit groupe de 6 ou 8 maximum, d’organiser les étapes que je connais déjà et de vous proposer des expériences individuelles et collectives pour faciliter la reconnexion à soi, l’écoute de soi, libérer des émotions, dépasser ses peurs, activer le changement vers son futur lumineux et harmoniser la relation aux autres.

Je suis passionnée de randonnée en haute montagne et moyenne montagne en toutes saisons depuis 30 ans. De nombreuses expériences de marche en nature, seule ou accompagnée, sur les chemins Saint Jacques, Stevenson et autres, en France ou ailleurs m’ont apportées des ressources et une bonne adaptabilité sur le terrain.

Au cours du voyage, je vous proposerai

  • L’exploration de soi par les états modifiés de conscience sous hypnose dans la dimension Transpersonnelle de l’être humain.
  • L’apprentissage à communiquer avec son inconscient qui a un savoir et des connaissances infinis, avec notamment des outils efficaces de la PNL (Programmation Neuro Linguistique).
  • Des jeux et exercices en lien avec l’autre pour le travail des relations interpersonnelles, pour développer la fraternité.
  • Une transmission de savoirs, connaissances, témoignages et anecdotes dans les domaines de l’exploration de la conscience par mes compétences acquises en formation, mes expériences d’hypnothérapeute regressive quantique / transpersonnelle, et en lien avec les acteurs qui œuvrent pour une nouvelle vison de la conscience post-matérialiste (Philippe Guillemant, Romuald Leterrier, Vanessa Caron, Nicolas Dumont, Stanislav Grof,…) dans les domaines du Chamanisme jusqu’aux contacts d’intelligences exogènes.
  • L’expérience de la « RR5 » si vous le souhaitez, selon le protocole « Ovnis et conscience »  de Fabrice Bonvin. (voir le stage de juin 2022 à l’Estachon, au domaine de Phillipe Guillement)

Il me tient à cœur de cocréer ensemble ce beau voyage par des rencontres préalables en visio Zoom pour adapter le séjour de manière la plus fluide entre nous. Je vous guiderai dans les étapes de préparations au voyage avec grand plaisir. Avec l’expérience, on apprend à optimiser son sac, s’équiper des meilleurs articles, matériels pour faciliter la marche.

J’organiserai le projet de Voyage à partir de 5 participants sur 1 semaine du Puy en Velay à Aumont Aubrac. Une semaine avant les vacances scolaires, du 26 juin au 1 juillet 2023. J’envisage, par mon expérience, un budget qui ne dépasserait pas 800 euros tout compris (peut-être moins en fonction des hébergements). (Hébergement 6 nuits, demi-pension, transport retour, option portage du sac à dos pour marcher léger, accompagnement à l’exploration de Soi).

Au plaisir de vous accompagner sur ce chemin naturel, spirituel, fraternel et merveilleux !

Je vous laisse un FORMULAIRE de demande d’information si le cœur vous en dit de cheminer ensemble, avec un espace message pour poser vos questions, déposer vos intentions pour ce séjour.

Je souhaite maintenant partager avec vous quelques notes de mon voyage sur ce chemin d’une beauté époustouflante, si simple et sauvage. Mes premiers jours de marche, la joie du moment présent, la déconnexion à mes conditionnements, le dépassement de mes peurs, les belles rencontres improbables, l’émerveillement…

A la relecture de mon texte écrit sur le chemin de Saint Jacques entre le Puy en Velay et Aumont Aubrac, 5 ans plus tard, je suis touchée par mes mots, mes ressentis, les moments d’émerveillement et d’épreuves qui me replongent dans cette connexion profonde avec moi-même. Je vous partage un petit bout de cette expérience de découverte de Soi, d’amour de Soi, des autres, de la nature, de la vie. En toute simplicité et humilité… des moments de bonheur, de dépassement de soi accessibles à Tous.

Comment l’idée de partir sur ce chemin s’est manifestée alors que je ne connaissais pas ce chemin de Saint Jacques ? Comment les synchronicités, les intuitions, les rencontres m’ont guidée ? Quels ont été les épreuves et les émerveillements vécues ? Qu’est ce que ce chemin m’a apporté ? Je vous laisse découvrir mes écrits d’expériences illustrés par mes photos.

Tout commence en 2017, après un changement de vie radical sur tous les aspects de ma vie. Une séparation après 22 belles années de vie commune, l’abandon et jugement de mes proches, une grande période de solitude et l’effondrement de ma vision du monde matérialiste suite à une dépression existentielle, une émergence spirituelle, comme une mort renaissance ponctuées d’épreuves dépassées avec courage, patience, persévérance, foi et le déploiement d’expériences extraordinaires de la Conscience.  

Une profonde envie de m’immerger dans la nature authentique et sauvage monte en moi. Un besoin viscéral qui vient du ventre associé au besoin de tout couper du fonctionnement quotidien, de ma vie de  maman dévouée à mes filles, des adaptations de la vie moderne qui manquent de bon sens, de mes études en psychologie et mes jobs alimentaires, de mes ruminations de blessures non digérées. L’envie de m’imprégner de ce vert, de me remplir de cette énergie pure et authentique.

En parallèle, l’envie de bouger, d’être en mouvement, de marcher intensément, longtemps, jusqu’au dépassement de soi, de tester les capacités de mon corps.

Et puis, l’Auvergne me parlait, m’appelait. De nombreuses coïncidences depuis quelques semaines focalisaient sur l’Auvergne, des signes, des symboles, des mots précis convergeaient vers une découverte à pied en Auvergne… Mais pourquoi l’Auvergne ??

Au cours d’un footing un jour d’avril, j’explorais cette idée, je me demandais « pourquoi tout converge vers l’Auvergne, qu’est ce que j’ai à y faire ? », « que souhaite me dire cette petite voix intérieure qui me parle « d’Auvergne », « pourquoi ces synchronicités à répétition ? » c’est si peu précis… L’Auvergne est vaste !

Toujours en courant, je me pose alors une question nette « Où précisément en Auvergne ?« … Aussitôt mon souffle se coupe… je m’arrête essoufflée, à l’intérieur je me dis (ou j’entends) « là où tu porteras ton regard se trouve la SOLUTION à ta question« . Mon regard se porte alors sur un banc en bois juste à côté sur lequel est fixée une petite plaque en métal en arrière-plan, je m’en approche et lis « La SOLUTION bois Aubrac« … Aubrac… en auvergne, je suis surprise de cette réponse si précise ! J’ai un premier indice et une réaction amusée, joyeuse, excitante, comme un jeu de piste. Pleine de reconnaissance de ces manifestations précises, subtiles, au bon moment. L’enfant intérieur en moi s’amuse !!

Cette même semaine, je vois le film avec Romain Duris « Confession » qui raconte comment un prêtre réconcilie une jeune femme communiste athée à la religion catholique, pendant la période d’occupation des nazis. Je me reconnais en cette femme par ma partie scientifique bornée, athée, qui a complétement rejeté la spiritualité catholique n’y voyant qu’apparences, incohérences, hypocrisie, emprisonnement. Je suis émue par la transformation de cette femme qui me touche. Je croyais juste en l’Humain qui me fascinait par ces comportements, me touchait par sa vulnérabilité et la science matérialiste pour expliquer l’existence. J’avais vécu le parcours « scolaire » du catéchisme basique jusqu’à la communion et confirmation par « mode » dans mon village, sans conviction et désir de connaissances. J’avais rejeté tout ce dogme catholique et jeté la spiritualité avec.

L’envie de Nature, de marche, d’exploration de la spiritualité, l’auvergne, Aubrac et ce film « Confession »…Tout commençait à converger jusqu’au déclic émotionnel où ma praticienne de yoga thérapeute – médium posa sa main sur mon ventre et me dit « qu’est ce que ca évoque pour toi la religion« … Des larmes montèrent intensément, je me mis à pleurer en sanglot. Comme une libération, une réconciliation, un pardon, comme si la religion avait bloqué ma spiritualité et que ce soin m’avait libérée.

J’ouvrais donc un travail de réconciliation avec la spiritualité et une exploration, relecture des références, archétypes, symboles de la religion catholique. Je me pardonnais aussi d’avoir enfermé la spiritualité dans un dogme religieux.

En parallèle, une idée intuitive m’était venue, je fis une recherche sur internet du « Chemin de Saint Jacques de Compostelle » dont je ne connaissais absolument pas l’itinéraire, ni la philosophie et cette recherche m’apporta encore plus de sens et fis le lien de toutes ces informations subtiles. Aubrac est une étape clé du début du chemin de Saint Jacques. C’est alors une évidence dans mon corps. J’intègre toutes ces informations : mes intuitions, les synchronicités, émotions et mes envies profondes de nature, de marche, de développement personnel et spirituel. Cette évidence donna une cohérence à cet ensemble de phénomènes psychiques et physiques.

Je me décide avec détermination à vivre cette expérience de marche… Je vibre de tout mon cœur ce projet.

La semaine se fixe naturellement sans effort, l’univers m’ouvre les portes pour partir la semaine du 12 au 19 juin 2017 juste après mes représentations de danse sur scène, mes examens en licence de psychologie à Paris, et avec la disponibilité des grands parents pour garder mes filles, l’esprit tranquille.

Le jour du départ arrive. Je pars d’Angers pleine d’enthousiasme, d’excitation, de curiosité, dans ma petite voiture, seule sur la route, un lundi après-midi, en direction du Puy en Velay que j’ai hâte de découvrir. Je vois défiler la route ensoleillée, avec la musique que j’aime, détendue, après mes pics d’adrénaline de trac sur scène et d’examens de licence à Paris. Une sensation de plénitude, de liberté rayonnante.

Je m’offre un bon repas, un plaisir des sens pour tout ce que j’ai mis en place pour ce projet avant de commencer le chemin…


Première étape – Mardi 13 juin – Puy en Velay / Montbonnet

Je commence par découvrir la cathédrale du Puy en Velay, elle est douce et chaude à l’intérieur. Il y a une vierge noire étrange et mystérieuse. Au-dessus de cette vierge, un arc en ciel, je remarque que les couleurs de l’arc en ciel respectent complètement la suite des couleurs des chakras, c’est drôle ces liens. Pourquoi la vierge est noire ? Je ne sais pas, apparemment une histoire de vierge qui sort de la terre ou qui vient d’Afrique…

Je vis de belles petites coïncidences qui me font sourire et m’encouragent… Bien trop subtiles et personnelles pour les partager.

Alors que je suis seule, dans un lieu que je ne connais pas, avec une sensation de vulnérabilité dans une campagne isolée de la ville, à marcher depuis 5 heures, imaginez le petit bonheur de croiser une table d’hôte des pèlerins pour apprécier un plat simple de produits frais cuisinés avec cœur.

Ce premier jour m’amène à une prise de conscience du parcours réalisé depuis ma dépression, ma séparation, depuis ce réveil de conscience, des épreuves traversées, des abandons. Aimer profondément ma présence, cheminer seule vers l’inconnu, dans le moment présent, à chaque pas, connectée à la nature abondante et réconfortante, guidée par l’invisible manifesté sur différents plans de conscience…

Avant cet éveil, avant cette confiance et foi, je craignais de marcher seule, de m’ennuyer avec moi-même, de conduire une voiture, j’avais cette phobie limitante de conduire sur des nouvelles routes inconnues, … je n’ai plus peur, bien au contraire, je m’émerveille et me réjouis de cette journée intense de reconnexion à moi.

Une belle nuit de sommeil profond…

Le matin je me lève, mon ressenti général est du bien-être et une excitation à continuer. Un bien être généré par la proximité de la nature, les Sens connectés à la nature, la vue du vert, ses multiples nuances, les ondulations par le vent, les éclats du soleil, les odeurs, le relief varié du sol sur lequel je marche, le mouvement de ma marche, prendre mon rythme connecté au cœur, avancer… Cette nature si vaste et verte me remplit d’amour.

C’est peut-être enfantin, naïf ou primaire, mais c’est ce que je ressens, un amour généreux et inconditionnel que la nature m’offre. Une pureté d’être. Pas de mensonge, pas d’apparence, pas d’animosité, la nature ne se plaint pas, elle n’est pas ronchonne, elle n’attend pas des autres, elle ne rejette pas la faute et elle sait être là dans l’instant présent, elle EST. Je vibre de cette énergie pure et dynamique, vivifiante et aimante. Je me détends, je commence à oublier les ruminations de ma vie à Angers, de mon quotidien, elles ne me polluent plus, je savoure la marche en regardant les vastes paysages, seule sur le chemin. Je ne croise personne. Ca fait du bien. Je n’ai pas de sentiment d’abandon, de solitude subit, imposée et ennuyeuse. J’attendais tellement d’être seule avec moi, sans tension, sans apparence, être moi, et qu’on me fiche la paix. Et le silence…

Le midi, je trouve un petit restaurant où seul le menu à 18 euros est proposé, je leur dis « tant pis, ce n’est pas grave, je peux boire un verre quand même ? » elle revient vers moi pour me dire qu’au final le chef me fera des spratzel… pâtes fraiches, excellentes !!! Quelle gentillesse et avec un joli sourire. Ca fait du bien.

Je continue la marche… Le temps change… j’ai la chance d’arriver à ma chambre d’hôte avant l’orage. Le ciel est intense en couleur d’orage qui menace !! Je déguste, savoure, une bonne bière blonde et fraiche, c’est fou comme le plaisir de la première gorgée de bière est décuplé lorsqu’on vient de marcher 5H… un vrai cadeau, un bonheur et… si simple !!!

Au cours de ma marche, j’aime me poser au milieu d’un champ, à l’ombre d’un arbre, avec une vue sur le champ vert homogène qui ondule, sentir les odeurs fraiches, les fleurs des champs qui apportent des touches de gaieté par leurs couleurs et de la personnalité au paysage, souvent du bleu, du mauve et du violet. Je m’émerveille de l’association de ces couleurs « violette, bleu, indigo et vert ». Parfois du jaune aussi contraste avec le vert. Je savoure ce moment calme, de plénitude avec le doux concert des bruits d’insectes, ensoleillé, vivant, dynamique et profond à la fois.

Je commence mon livre de Paolo Coelho, « le pèlerin de Compostelle ».

J’arrive le soir à la chambre d’hôte « la grangette », excellent accueil, j’ai un ressenti émotionnel positif et émouvant quand je rentre dans la salle à manger. Puis un flash sur une maison de famille de mes professeurs de danse et de musique où je pratiquais ces arts et dont je me sens depuis quelques temps en lien avec leur fils décédé à l’âge de 15 ans. Un deuil bloqué qui s’est remis en mouvement à mon éveil spirituel et dont je suis en lien par d’étranges synchronicités improbables, sensation de présence et frissons. Les larmes me montent aux yeux. Je m’installe dans cette petite chambre en bois dominant, avec une vue sur les montagnes, je suis extrêmement bien, je prends le temps de masser mes jambes et je m’assoupis en cette fin d’après-midi.

Puis l’orage commence à pointer son nez, le tonnerre gronde, il commence à pleuvoir violemment et l’orage dure 4 à 5 h, nous restons cloisonnés en sécurité dans la salle du séjour à discuter et faire connaissance avec des retraités parisiens et d’Albertville. Ils ont une peur terrible de l’orage et du tonnerre ainsi que la propriétaire… Chacun raconte son expérience tragique de l’orage. Je prends conscience de cette force naturelle qui peut tuer et toucher facilement les humains. Cette peur s’active en moi alors que je ne l’avais pas avant.

Je dors malgré tout très bien cette nuit là, après une chasse aux mouches. Petit déjeuner excellent avec de bonnes confitures tomates vertes, abricot à l’amande amère. Ca me rappelle ma façon de vivre dans ma première maison au sud de Toulouse où je faisais mes propres confitures avec mes arbres fruitiers. J’aimerais à nouveau avoir une petite maison avec potager. Faire mes propres productions. Je m’autorise à rêver qu’un jour je retrouverais cette façon de vivre… où ? je ne sais pas… pas à Angers.

Avant de partir de cette chambre d’hôte isolée, loin de tout, je prends le temps d’apprécier le paysage face à moi avec la brume qui se lève sur les collines, les insectes qui chantent à nouveau, les gouttes d’eau qui scintillent au soleil. C’est majestueux. Je m’émerveille de cette poésie naturelle.

Jour 2 Mercredi 14 juin – Montbonnet (St Didier d’allier) / Monistrol
 
Je marche rapidement ce matin là vers Saint Privat d’Allier, ils prévoient de nouveaux orages dangereux l’après-midi. Deux morts foudroyés la veille à cause des orages dans cette région. Mon cerveau reptilien se réveille, s’active !! Je calcule le temps, j’anticipe pour échapper à cet orage. Malgré tout je profite encore de ces jolies alternances de verts des champs de blé, des forêts de pins, des clairières. Je ne me sens pas vulnérable. L’image de ma carte tirée à ma séance de yoga avant de partir me revient… elle représente un champs, une prairie, où on ne peut pas se cacher. Sur cette carte, j’y voyais un puits, une source, cachée dans les herbes où je peux descendre me réfugier, me ressourcer, comme dans son inconscient, mon guide intérieur pour affronter la peur, l’épreuve. Je me sens remplie par l’énergie de cette nature, protégée, je ne me sens pas menacée malgré les annonces de vigilance orange.

De bonnes descentes avec de la terre rouge me rappellent la terre de l’île Maurice. Comme face aux paysages à Maurice qui m’avaient tant émue aux larmes.

Je m’installe à une terrasse à saint Privat pour un bon sandwich. J’entends encore les gens parler autour d’une alerte orange météo annoncée pour 14h, qui réactive à nouveau la peur… l’orage est prévu plus tôt au final, je commence à sentir une angoisse monter en moi de me retrouver vulnérable sous l’orage. Je décide de marcher vite pour arriver à 14h à mon troisième point. Il est seulement 12h30 et les orages se font très menaçants, commencent à gronder forts, le ciel est gris, je suis seule dans la nature, je ne croise personne, la peur viscérale monte en moi. Je tente de me rassurer mais je pense à une probable montée des eaux de la rivière dans la forêt, je ne connais pas le relief du chemin futur, que me réserve t’il ? J’ai peur de la foudre et des arbres qui pourraient tomber sur moi. Le chemin emprunte des descentes dans des forêts avec de gros cailloux comme des sentiers de montagne, j’ai peur de glisser. Jusqu’à me dire à un moment « si c’est ton heure ainsi soit-il« , et là je vais jusqu’à visualiser l’horreur de mes enfants qui apprennent que leur maman est morte foudroyée… Je me dis que c’est vraiment bête d’en arriver là. Je me rassure, me persuade que ça va aller. Je relativise les discussions de la veille sur la peur des orages et les accidents, sur les morts foudroyés, les faits divers racontés. Je fais ces 2 heures de marche aux pas de course, en dépassement total de soi, efficace. Le mental pleinement connecté à l’efficacité du mouvement, à disposition de la situation : je cours sur le plat, j’avance vite dans les descentes, j’optimise mon corps sur le chemin pour gagner du temps, alignée entre mon corps et mon esprit. Je suis complétement concentrée sur mon corps et le territoire, chaque mouvement précis, efficace, optimisé. Je sais que je suis dans un état second. Je commence à retrouver quelques personnes sur la route, je suis rassurée de retrouver des humains malgré l’orage qui gronde et la pluie. J’arrive à un village, l’orage se disperse, finalement il n’a pas été violent, il est resté autour de moi comme une manifestation de pression à avancer toujours plus vite. Plus de peur que de mal… Au-delà du plan physique, des signes sur ma route se sont présentés comme pour me rappeler une protection par l’invisible, comme des signes d’anges et ils m’ont appris à garder confiance et y croire.

Je constate que je regarde de moins en moins mon portable. Naturellement je décroche vite, dès le second jour. Je me détoxifie. Je pense moins à ce qui me relie à Angers. 

Sur les recommandations de Paolo Coelho dans son livre « le pèlerin de saint jacques », je ralentis volontairement mon rythme de marche, je marche deux fois plus lentement. Pour me déconditionner, pour prendre le temps d’observer, observer la vie à un autre rythme, c’est une expérience intéressante qui change le rythme habituel et fait observer la vie d’un autre point de vue plus subtil, plus fin, plus sensible.

J’arrive à Monistrol, un homme m’interpelle en descendant de son camion, c’est Peter, l’anglais, jovial et dynamique, voire très speed, hyperactif !! Je lui dis que je passe d’abord me mettre les pieds dans l’eau à la rivière avant de le retrouver à l’Hôtel « Pain de Sucre » en pleine discussion drôle et animée avec ses fournisseurs.

A la rivière, je prends un plaisir fou à mettre les pieds dans l’eau. Je suis face à un rocher qui ressemble à un vieil homme de pierre, paisible et sage, un peu triste, endormi. Il surveille son espace comme un gardien des lieux. Il me fait penser au volcan qui attend son âme sœur dans le court métrage « LAVA » associé au film « vice versa ». Il me fait aussi penser aux fraggle rocks. J’aimais tellement cette série petite, surtout la musique entrainante. Je l’observe. Il me fait du bien, c’est comme si il me protégeait.

Je retrouve Peter et sa bande à l’hôtel, je m’installe avec eux, une bonne bière fraiche, les discussions commencent autour du vin, avec leur commercial. Il dit que le monde du vin se perd, il est triste de voir les petits producteurs galérer, je prêche pour eux, je leur parle de mon activité de caviste ambassadrice à domicile, je goute deux vins, dont un d’Ardèche.

Les discussions avec Peter, tous les deux, deviennent intimes et profondes, nos vies amoureuse, Alexandre Jardin, sa maman médium et l’Angleterre, son enfance, les synchronicités, les rencontres, la vie… Nous allons très loin dans les discussions. Deux heures passent, je vais me poser dans ma chambre, une bonne douche et une sieste de 30 min me regénèrent. Peter m’envoie un message pour me proposer une virée en 4×4 aux « Girolles » fin d’après midi pour le menu du soir, j’en trouve et en cueille. J’adore la cueillette des champignons. Il m’offre une belle expérience dans son coin secret à champignon qu’il connait. De retour je les lave en cuisine pour qu’il les prépare, c’est drôle et insolite de me retrouver à préparer les champignons pour les clients du soir en cuisine dans l’hotel restaurant où je loge. Bon moment d’échange. Le soir, au restaurant de l’hôtel, ma table est prête face au soleil, bon repas attentionné, de très bonnes girolles ramassées. Nos discussions continuent jusqu’à minuit. Il m’envoie ensuite des messages d’encouragement pour mon activité professionnelle et ma personnalité avec de jolies messages pour ma transition professionnelle « tu vas y arriver », « lances toi Céline », « va vers le bonheur que tu mérites », « tu as accompli un très grand bout de chemin », « tu es délicate et généreuse »… ses messages me touchent, me réconfortent et me donnent confiance en moi, après des mois de rejet, de jugements, ca fait du bien, c’est réconfortant tout simplement. J’ai aussi vécu un bon moment avec un papy retraité qui était là à une table à coté de moi, nos discussions sur son petit-fils, sa fille, mon écoute, mes questions lui ont fait du bien, les choses vont peut-être bouger pour lui… J’aime tellement échanger avec les « inconnus ».

Je me rends compte que les deux seules personnes que j’ai envie de contacter sont mes filles adorées Apolline et Constance. Mes deux amours inconditionnels, avec qui j’aimerais partager plus tard un bout de ce chemin.

Je note quelques déclics ancrés et forts cette journée-là : Je n’attends plus du système, je ne veux plus essayer de me mettre dans une case. Je n’ai plus envie de lutter pour chercher ma place dans ce système qui ne me convient pas qui favorise la dépendance, la déresponsabilisation face à l’humanité, les êtres vivants, la planète. Une nouvelle dynamique professionnelle s’ancre. Je peux faire ce que j’aime. Je vais vivre de mes propres activités, la relation d’accompagnement et peut être autre chose… Je vais y arriver, j’y arrive déjà. J’ai encore à travailler mon problème de relation à l’Argent dont je me fiche qui n’a pas de valeur pour moi.

Jour 3 : Jeudi 15 juin – De Monistrol d’allier à Saugues

Réveil avec un petit déjeuner ordinaire dans la grande salle du restaurant, beau soleil et départ de cet endroit chaleureux, humain, en musique de Peter, il m’offre un morceau à la guitare sèche, « ce n’est qu’un au revoir Céline« … je suis touchée. Et un livre qu’il m’offre « l’âme du monde » avec de jolis mots de lui dédicacés.

Je pars de Monistrol, je me perds un peu à la sortie du village, j’ai une petite voie qui me dit « fais demi-tour« , je l’entends mieux sur le chemin, je regarde aussi la carte, ça paraît évident par rapport à la rivière que je me suis trompée de chemin.

La route monte sévèrement vers la chapelle « Marie Madeleine ». Je rentre dans cette chapelle en silence… un homme médite ou prie… Je lui dis bonjour en murmurant, il ne répond pas. Je me pose sur un banc, observe. Il sort de sa méditation, vient vers moi et me dit « bonjour » avec un grand Sourire. Le lien complice se crée de suite, il s’appelle Robert, c’est le « gardien » de ce lieu. Il me demande d’où je viens… « d’Angers », il me dit que cette chapelle a été créé par Charles d’Anjou, un homme gravement malade qui a guéri à cet endroit et à décidé de construire cette chapelle troglodyte atypique en reconnaissance de sa guérison et en hommage à Marie Madeleine, une réplication de la Baume de Saint maxime du sud est, où Marie Madeleine est allée mourir. La « Baume » est un lieu de Protection. Je rentre dans une discussion passionnante, enrichissante avec Robert. Il m’apporte plein de connaissances sur l’univers de Jésus, Marie de Magdala, sur la baume.

Voici son récit : « Marie Madeleine de Magdala (Mariam ou Myriam son prénom d’origine) était une prostituée que Jésus a guéri des 7 péchés capitaux. Elle utilisait des huiles pour nettoyer et désinfecter les pieds de Jésus alors qu’elle n’avait pas d’argent et que les huiles étaient couteuses.  Ils s’aimaient, ils auraient eu une fille ensemble « Sarah ». Ce récit me parle. Jésus est un humain avant tout. Pourquoi Jésus n’aurait pas le droit à une sexualité sacrée avec une femme ? Il continue…  « Au-delà d’être la réplique de la baume de Saint Maxime, cette baume est également à 700m d’altitude, comme le lieu de naissance de Jésus à 700 m à Nazareth et comme Emmaüs où Marie Madeleine se rend avec l’apôtre Thomas à -700m. Je suis tellement intéressée par ce qu’il me dit que je m’installe avec mon carnet de notes pour noter tous ses détails. Robert me dit du bien, il m’encourage dans mon évolution spirituelle et professionnelle. Il me propose d’allumer un cierge et m’offre une coquille symbole de saint jacques qu’il taille lui-même, très jolie. Je pose mon cierge à côté de deux autres cierges où il est inscrit « CG », c’est drôle, ca me fait penser à Carl Gustav Yung, mon référent en psychologie avec lequel j’ai souvent des liens forts synchronistiques. Il me propose de prendre le soleil sur les mains à l’entrée de la chapelle et il fait quelques mouvements d’évacuation énergétique autour de mon corps avec ses mains. Il me dit qu’il est magnétiseur. Je sens mes mains qui chauffent et vibrent d’énergie du soleil, c’est intense dans la paume des mains. Je me sens rechargée pour continuer la montée. Nous nous prenons dans les bras avec Robert, une bise sur la joue, des mots de protection, réconfort et d’encouragement et il sonne la cloche pour mon départ… Jolie attention sonore en plus de quelques mots déposés sur mon livre de Paolo Coelho.

Je continue mon chemin pleine d’Energie.

Il fait très chaud et le chemin continue à monter raide. Au bout de 4h de marche, je n’en peux plus. J’en ai marre de marcher, ca me paraît long. J’arrive enfin en haut du village de Saugues où des sculptures en bois gigantesques intrigantes trônent. Je descends avec plaisir et soulagement vers le centre du village. J’ai faim et je rêve d’une bonne salade de tomates. Je fais le tour du village, les boutiques sont fermées, pas simple de trouver de quoi se restaurer. Je regarde un salon de thé et le patron m’interpelle. Je me dirige vers lui, il ferme mais me propose de me préparer quelque chose à manger qui me ferait plaisir. En 5 min je me retrouve devant une bonne salade de tomate fraîches et juteuses.

Cinq hommes dans le restaurant discutent des gens du village. D’une manière générale, ces hommes sont assez rigides dans leurs histoires, dans le jugement, assez fermés sur leur village et ils médisent sur les pèlerins. Le patron me dit que personnellement, il  ferait le chemin avec son gros sac à dos, sans prévoir où dormir… à chacun son chemin… J’ai choisi le chemin léger où je retrouve chaque soir mon gros sac à mon lieu d’arrivée. Je gère suffisamment de charge physique et mentale à la maison toute l’année, pour m’encombrer avec un lourd sac à dos encore sur le chemin. Je voyage légère avec un petit sac à dos de jour et utilise le service surprenant d’organisation de la “Malle Postale ». Chaque soir, mon gros sac à dos est devant ma chambre… comme par magie !

Les 4 hommes s’en vont, je me retrouve seule avec le patron. Nous discutons et je le bouleverse par mes mots et coïncidences… je lui parle de mes deux filles, de la danse, de quelques points de ma vie… ca lui fait écho, il a deux filles, son ex femme fait de la danse, il me dit « comment t’appelles tu », quand je lui dit Céline, il est bouleversé, me dit « c’est pas vrai ?!! »… je ne sais pas pourquoi, il ne me dit pas. Il me propose de revenir le soir à 19h30 pour apéro… j’y retourne à 20H car mes horaires de repas en pension sont imposés. Il a fermé, je ne le revois plus.

Après ce déjeuner, je rejoins le centre d’hébergement de La Saugues. Je suis dans un bâtiment qui ressemble à des dortoirs de colonies de vacances. Elle me montre ma chambre, aseptisée, sans fenêtre, je ne me sens pas bien dans cette chambre, un lit en tube métallique avec une « bâche » comme protection matelas… hum… ca change des hébergements des nuits précédentes. Je me pose et fait une sieste bien méritée, je suis épuisée, je tombe dans un sommeil très profond réparateur. Au réveil je ne sais plus où je suis, quelle heure ? Je mets quelques secondes à revenir à la réalité, drôle de sensations et ressentis. Je suis toute engourdie alors je me lève doucement, je prends une douche pour me réveiller et adoucir mes courbatures de la journée. Je décide de vite sortir de cette chambre pour profiter du village. Je prends mes affaires et mon livre pour me baigner au lac, j’ai hâte de détendre mes jambes dans l’eau. Je descends au lac que j’ai beaucoup de mal à trouver… il y a peu de monde sur le chemin qui descend et dans ce village triste et mortel.

Je découvre enfin le lac : « Baignade interdite ». Tant pis. Déception. Je me pose pour lire un peu mais de gros nuages menacent. Je remonte vers la ville, cernée par de grands immeubles modernes qui cachent la vue sur la vallée et les coteaux… quel dommage. C’est presque étouffant, j’ai le sentiment d’être oppressée, d’étouffer et d’être emprisonnée dans cette ville, en plus de ma chambre sans fenêtre, un peu comme une chambre d’hôpital psychiatrique. Les vitrines du village mettent en valeur des photos noir et blanc des familles décédées de la bête du Gevaudan, comme si ce village vivait avec le poids du passé, avec les défunts omniprésents. Sensation étrange, pesante des morts qui ne lâchent pas les vivants. En lien peut-être avec l’histoire de ce village… « la bête du Gévaudan » a tué une centaine de villageois entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767, Deux ans de terreur et de meurtres… Qui ou quel animal sévit ? Un loup ? Un animal exotique ? Un tueur en série ? Peut être un loup dressé pour tuer…

Même le musée sur la bête du Gévaudan est vieux et glauque. Dans l’église, le corps d’un mannequin homme d’église repose dans un cercueil de verre. Tout est glauque dans ce village, oppressant et respire la mort. Les mémoires cellulaires de souffrance, de tristesse, de colère, de frayeur et de deuil vibrent. Tous mes sens ressentent cette histoire, jusqu’au sens gustatif : l’eau de la pension a le gout de sang… certainement un goût de fer. Le diner se fait à table avec une dizaine de personnes pour lesquels je n’ai pas d’affinité dont une femme retraitée très pesante et intrusive qui se nourrit des histoires des autres, qui harcèle les gens à raconter ces histoires transformées par son interprétation. On sent sa présence envahissante. Je m’amuse à écouter toutes les distorsions du langage, du métamodèle, étudié en formation PNL. Je m’efforce d’être dans une écoute active sans déformer, j’observe…

Je me couche de bonne heure ce soir là après avoir tenté de trouver un endroit face au coucher de soleil pour lire… en vain… Décidément cette journée n’est pas fluide pour moi. Je vis l’expérience de ce village de la Sorgues comme une prison. Peut être l’expression ou projection d’une mémoire en moi en résonnance avec ce lieu…

 J’évacue vite ce contexte en me plongeant dans le sommeil et mes rêves.

Jour 4 : Vendredi 16 juin 2017 – De Saugues au lieu dit « La sauvage »

Bizarrement, en lien avec les vibrations de cette ville, de la journée précédente, j’ai fait un cauchemar pendant la nuit. Je rêve qu’une amie meure subitement, un problème au cœur qui s’accélère et qui la tue. Je pleure intensément de tristesse dans mon sommeil et de voir le désespoir des ses enfants et de son conjoint. Ils vont devoir apprendre à vivre sans elle. Je suis tellement triste !

Avec du recul, peut-être que ce cauchemar est l’expression de la femme parfaite hyperactive en moi qui meurt et me libère, cette partie toujours présente, à l’écoute, attentionnée, à la hauteur, pour ses enfants, son mari, ses amis, sans se respecter parfois.

Je me lève et décide de dédier cette journée au contact subtile avec mon inconscient, d’être attentive à lui et je lui demande si je suis bien alignée avec mon Soi, ma conscience supérieure, mon âme, si j’ai des choses à travailler et lesquelles ? Est-ce que je l’écoute bien ? Un nom me vient en tête pour nommer cette partie inconsciente : « Flora ». Pourquoi pas…

Et en communication avec cette partie inconsciente et lumineuse profonde, je pose les bases, les intentions de ce que j’envisage pour l’avenir à ce moment précis en juin 2017 :

  • Ancrer mon activité professionnelle d’accompagnement dans le développement personnel, ma priorité, avec trois actions concrètes : Créer un site web, Faire une carte de visite, Faire les papiers de création d’activité libérale
  • Me replonger dans les formations de PNL, élargir mes connaissances dans cet univers, avoir du temps pour lire les ouvrages d’origine. Ca me fait vibrer.
  • Une évidence aussi m’apparaît, l’envie de m’ouvrir à d’autres formations comme l’hypnose, aller au bout des choses, plus profondément dans l’inconscient.

Effectivement, j’ai mis en action ces bases en rentrant de mon séjour par un RDV pole emploi, une réunion avec le directeur BGE (accompagnants des entrepreneurs) à la cci d’Angers, un premier rdv avec un consultant coach professionnel, la création personnelle de mon site web. J’ai réussi à manifester dans ma réalité ces souhaits avec les ressources de confiance et de détermination intégrées sur le chemin de Saint Jacques.

Manifester dans la matière cette vibration, être créatrice dans l’action… les fameux « 21 jours » du mouvement de saint Jacques ont été porteurs pour mon activité. Des choses se sont mises en place fluidement avec confiance, les bonnes bases d’un long processus. J’agis pour garder ce mouvement, cette dynamique, qu’elle ne s’éteigne pas, alimenter le feu, rester vigilante sur ces intentions et actions menées, et ceci malgré la période de vacances d’été plutôt propice au relâchement.

Enfin une de mes intentions importantes également est de continuer à approfondir la relation de confiance, de complicité et d’épanouissement avec mes enfants pour leur belle transformation progressive, leur bon développement psychique profond. C’est essentiel.

Toujours en relation avec cette partie inconsciente en marchant, je me pose une question d’introspection : Pourquoi je marche sur le chemin de Saint Jacques, pourquoi la vie m’a guidée vers cette expérience ?

Ce qui apparait immédiatement comme une évidence est le travail de la confiance en soi pour monter mon projet professionnel de l’accompagnement au changement et le travail sur ma légitimité.

Dans cette communication intérieure profonde, je m’assois face à la nature et prend un temps d’écriture et d’introspection pour renforcer la confiance en moi. Je prends conscience de tout mon développement personnel et spirituel parcouru. Je constate que j’ai travaillé de nombreuses blessures, phobies depuis mon adolescence et d’une manière très accélérée et puissante ces 2 dernières années avec une nouvelle vision du monde en lien avec l’invisible.

Alors, à cet instant présent, posée devant la nature authentique et généreuse, j’ancre, j’approfondis, amplifie la confiance en moi et en la vie, en listant par écrit, tout ce qui me vient en tête du travail accompli.

Je prends du recul sur mes capacités d’auto-guérisson, d’adaptation, d’évolution positive :

  • Ma timidité a pratiquement disparu, elle était très handicapante jusqu’à mes 15 ans au point de ne pas communiquer, ne pas exprimer mes émotions, ne pas exister, avec une phobie de rougir qui me faisait adopter des comportements de fuite, de retrait, de camouflage. Elle s’est effacée progressivement vers 30 ans. J’ai maintenant une belle dynamique de communication active, proactive avec les autres.
  • J’ose mieux faire et dire ce que j’ai sur le cœur quitte à déplaire, à perdre l’autre. L’expérience de la séparation du conjoint, du jugement de l’autre, de l’abandon est une bonne école. J’en sors avec des ressources de confiance, de courage, de détachement, d’authenticité et d’amour renforcées.
  • J’éprouve maintenant un réel plaisir à conduire ma voiture ! Une sensation de liberté, d’expansion de mes zones d’exploration, d’excitation vers l’inconnu. Je suis sortie complètement de la phobie de conduire une voiture, la peur handicapante d’être responsable d’un accident de voiture et de ne pas savoir gérer mon hypersensibilité sur la route, cette hypervigilance trop forte. Je me sens désormais connectée à ma voiture comme si je dansais avec elle, fluide, comme si elle était la prolongation de mon corps. C’est intéressant de voir comment la relation à la conduite de mon véhicule est en lien avec mon déploiement d’être, une métaphore de la conduite de mon corps par ma conscience. La voiture est devenue mon espace de liberté et de temps pour moi, d’écoute de musique, d’écoute de conférences passionnantes, de mes intuitions en état modifié de conscience, la route est Hypnotique !
    Comment cette phobie s’est débloquée ? Par l’élan d’amour d’aller voir des personnes que j’aime ou des lieux, des conférences passionnantes, sans autres moyens que de dépasser ma peur de conduire. Quand l’amour dépasse la peur, on s’ouvre à quelque chose de nouveau, plus vaste.
  • Je ressens plus de confiance en moi, en mes intuitions, mes ressentis, en mes compétences et vocations.
  • Je sais mieux m’affirmer, dire « NON », me respecter même si j’ai encore du chemin.
  • Petit à petit j’apprends à déculpabiliser de mes erreurs de parcours, de mes mensonges inconscients à moi-même, de ne pas avoir été à la hauteur, d’avoir fait du mal à d’autre sans le vouloir. Il y a encore du travail, mais j’en ai conscience.
  • J’aime être seule avec moi-même. J’ai bien exploré et souffert de la dépendance affective jusqu’à faire l’expérience de ne plus avoir personne pour me soutenir dans une période de profond désespoir, une semaine recroquevillée chez moi en pleurs où je me suis trouvée seule avec moi comme seule amie pour en arriver au détachement des liens de dépendance… à la réconciliation avec moi-même, avec le cœur qui reste grand ouvert aux autres malgré les blessures. J’aime profondément la solitude maintenant, je ne la subis plus, je me l’accorde pour me ressourcer comme un réel besoin. Je savoure.
  • Le détachement de mes parents de ce qu’ils veulent de moi, de leurs peurs projetées sur moi, des choix que j’ai pris à l’opposé des leurs. J’ai conscience que j’active leur peur générant des colères mais aussi qu’ils m’aiment et que je les aime comme ils sont, les relations s’apaisent.
  • La joie de la scène, de danser sur scène, cette sensation intense de vibrer, libre, de me faire plaisir pour le bien de moi-même et du public, sans peur de l’échec, alors que j’étais rigide de peur sur scène avant.
  • Le besoin de reconnaissance n’est plus une priorité, je le vois comme une cerise sur le gâteau mais pas comme une intention.
  • Je ne crains plus d’aimer, d’avoir le cœur brisé, l’amour est un mouvement. Le cœur guérit avec le temps.
  • Je n’ai plus ma même relation à la mort physique du corps.

J’intègre ces prises de conscience profondément en moi. Puis le voyage a continué encore quelques jours en passant par des sites très puissants et magnifiques comme la bâtisse des templiers à la sauvage où j’ai rencontré encore des gens bienveillants, attentionnés, dans l’entraide, cette fraternité sur le chemin est bien vivante et de belles synchronicités !

Le chemin m’a permis d’approfondir mes ressources, de bien connecter mon âme à mon corps ensemble, dans l’instant présent, d’explorer les états modifiés de conscience, le dépassement de soi, de vibrer et avoir confiance en soi et en la vie.